
A Muël : promesses oubliées, citoyens écartés
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novembre 30, 2025Antenne-relais à Muël :
Pourquoi nos élus peuvent (et doivent) encore agir
Ce que dit la municipalité dans son bulletin municipal… Et ce que nous répondons :
Certains disent : « C’est trop tard. » Mais c’est faux.
Le Conseil municipal peut être ressaisi, les travaux peuvent être suspendus, le débat peut - et doit - être rouvert.
Ce n’est pas une question technique, mais une question de conscience démocratique.
Le projet d’antenne-relais Free Mobile à Muël, validé sans réelle concertation ni étude complète d’impact, engage bien plus que du béton et des ondes : il engage notre confiance, notre cadre de vie, la santé des enfants, la qualité de l’information, et l’avenir de notre village.

Argument du bulletin municipal |
Notre réponse citoyenne |
|---|---|
| « La mairie de Muël agit en toute bonne foi. Tous les documents sont consultables à la mairie. » |
La mairie indique agir en toute transparence et garantir l’accès aux documents. Toutefois, malgré notre demande officielle du 13 octobre 2025 portant sur l’ensemble des échanges et sur le bail, aucun document ne nous a été communiqué à ce jour. Deux réunions ont été organisées :
Des procurations n’ont pas été acceptées, des parents d’élèves non domiciliés n’ont pas pu participer, une session était réservée aux élus, et des gendarmes étaient présents à la sortie. Au regard de ces éléments factuels, une question se pose légitimement : ces modalités permettent-elles un exercice pleinement démocratique ? |
| « Une couverture mobile fiable est essentielle. » | Nous ne sommes pas opposés au réseau. Nous demandons un réseau mieux implanté, concerté et respectueux du cadre de vie. D'autres communes ont refusé un pylône en centre-bourg tout en obtenant une couverture renforcée. |
| « Parmi les zones étudiées, une seule zone répondait aux cinq critères. » | Nous avons demandé la liste des autres sites : aucune réponse à ce jour. Free a écarté les terrains jugés « non pratiques » ou plus coûteux. La municipalité a priorisé Free, pas les habitants. Pourtant, la réglementation impose une étude sérieuse des variantes. |
| « Le Conseil municipal a validé le projet. » | Certes. Mais il l’a fait sans disposer de l’ensemble des données nécessaires à une décision éclairée. Aucune étude d’impact indépendante. Aucune concertation réelle avec les riverains ou parents d’élèves. Le dossier mentionne une antenne 4G, tout en laissant ouverte la porte à une “évolution technique”. Ce flou permettrait l’activation ultérieure de la 5G sans nouvelle autorisation, ni débat public, ni information préalable. À noter : le dossier DIM ne simule que Free Mobile, à puissance théorique. Aucune simulation cumulative des 4 opérateurs (Free, Orange, Bouygues, SFR) n’a été produite. En l’absence de données complètes, transparentes et partagées, comment parler de décision pleinement responsable ? |
| « Une demande de mesure d’exposition aux ondes a été transmise à l’ANFR. » | Le principe de précaution impose une évaluation préalable, surtout à 96 m d’une école. La mesure demandée concerne uniquement l’état actuel du réseau, pas le futur pylône. Elle a été sollicitée 11 mois après le vote, uniquement suite à la publication de notre article. Faire mesurer après, c’est admettre que l’on agit sans évaluer les risques en amont. Aucune projection cumulative sur les 4 opérateurs n’a été transmise. Voir notre article complet |
| « La cour de l’école ne sera pas affectée par le projet » | Affirmation sans fondement. L’école est à 96 mètres du pylône, en zone d’habitation dense. Crèche, salle des fêtes, terrain de sport, verger pédagogique sont aussi concernés. Aucune étude sanitaire sérieuse n’a été produite à ce jour. |
Lettre citoyenne : Nous n’avons pas été écoutés. Mais il est encore temps.
Nous avons alerté la municipalité par deux courriers détaillés, en juillet puis octobre 2025, restés sans réponse.
Nous avons demandé :
- la suspension du projet en cas de doute sanitaire ou juridique ;
- l’étude d’alternatives ;
- les documents publics : bail, échanges avec Free, simulations d’exposition, etc.
Rien ne nous a été communiqué.
Loin de toute opposition aveugle, nous avons proposé un dialogue constructif, fondé sur des faits, des textes de loi, et des précédents d’autres communes.
Mais ce projet avance en dépit des citoyens, sans débat ouvert, sans transparence, sans respect des principes élémentaires de précaution.
Interpeller chaque élu, individuellement, est aujourd’hui nécessaire.
Ce dossier ne concerne pas seulement le maire. Il engage chaque élu, chaque voix, chaque conscience. Se taire ou dire « je ne savais pas » ne suffit plus. Lorsque le bien commun est en jeu, l’inaction devient une décision. Et le silence, un choix.
Ce que vous pouvez faire aujourd’hui :
- Signez la pétition
- Interroger individuellement vos élus municipaux : chaque conseiller ou habitant peut demander la réouverture du dossier et obtenir les documents nécessaires (permis de construire, bail, échanges avec l’opérateur, engagements techniques sur l’évolution du projet).
- Informez vos voisins, parents d’élèves, habitants
- Suivez les actualités et nos analyses

Et pour demain ?
La confiance ne se décrète pas : elle se mérite.
Depuis plus de huit mois, nous posons des questions précises, appuyées sur des faits, des textes de loi, des précédents concrets.
Mais en retour ?
Aucune réponse claire. Seulement des silences, des promesses vagues… ou des demi-vérités.
Depuis plusieurs semaines, nous demandons officiellement les documents que la loi rend pourtant publics : bail, dossier complet, simulations d’exposition, échanges avec Free.
La municipalité n’a rien transmis. Ce n’est pas un oubli : c’est un choix.
À Muël, la démocratie ne peut pas se résumer à un vote sans débat. Elle se prouve dans les actes : transparence, écoute, respect des droits fondamentaux des habitants.
Les élus ne sont pas là pour servir un opérateur privé, mais pour défendre l’intérêt général - en particulier quand il s’agit de la santé, de l’environnement et du bien commun.
Nous n’avons plus besoin de promesses, mais d’actes. La démocratie locale n’est pas un slogan : c’est un devoir. Il n’est plus temps d’attendre.
