Pourquoi nous nous opposons à l’antenne-relais au cœur de Muël :
15 arguments citoyens
Nous demandons la suspension immédiate du projet, la mise en place d’un moratoire sur les antennes à proximité des écoles, et une étude sérieuse des alternatives possibles, dans le respect de la santé publique, du patrimoine local et de la démocratie territoriale.

1
Emplacement sensible
Le site retenu se situe à moins de 100 mètres de l’école et de la crèche, au cœur du bourg. Installer une antenne à proximité immédiate d’enfants, de personnels éducatifs et de riverains relève d’un manque évident de bon sens.
Le Plan Local d’Urbanisme classe ce secteur en zone Ug, réservée aux équipements collectifs et comportant des éléments de paysage à préserver.
2
Impact sur la qualité de vie
Un pylône de 25 mètres visible jour et nuit au centre du village dégrade directement la qualité de vie : sentiment d’intrusion, perte d’harmonie, impression de surveillance.
L’article 1er de la Charte de l’Environnement garantit à chacun le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
3
Atteinte au patrimoine paysager
Le projet se situe au cœur d’un ensemble cohérent comprenant le four à pain communal, le théâtre, l’église et les espaces de loisirs. Même récent, le four à pain a été construit dans l’esprit du patrimoine rural et financé par des fonds publics pour valoriser l’identité locale.
L’implantation d’un pylône métallique de 25 mètres rompt l’harmonie du site et contredit les prescriptions du PLU et du Code de l’urbanisme (article R.111-27), qui autorise à refuser tout projet portant atteinte au caractère des lieux.
4
Impact environnemental
Le chantier a entraîné l’arrachage du verger pédagogique planté par les enfants. La zone est bordée de haies bocagères et d’espaces naturels sensibles : la présence d’un pylône perturbera la faune, les oiseaux et les pollinisateurs.
Le guide ministériel de 2022 impose d’éviter tout impact sur le paysage et la biodiversité, et de compenser les atteintes lorsqu’elles ne peuvent être évitées.
5
Dévalorisation immobilière
De nombreuses études confirment qu’une antenne à proximité immédiate entraîne une baisse de valeur foncière de 20 à 30 %.
Cette perte n’est ni indemnisée ni compensée, alors qu’elle constitue une atteinte au droit de jouissance et de valorisation du bien (article 544 du Code civil). Aucune étude économique n’a été produite par la commune ni par l’opérateur.
6
Manque d’étude d’impact
Aucune mesure réelle d’exposition n’a été effectuée sur le terrain. Les chiffres annoncés (0,7 V/m) sont de simples simulations théoriques partielles, sans prise en compte de la puissance cumulée ni des futurs opérateurs.
La loi du 13 juin 2025 exige pourtant, à la demande du maire, une simulation complète de l’exposition.
7
Risques pour la santé
Les effets des champs électromagnétiques sur la santé font toujours débat. En l’absence de consensus scientifique, le principe de précaution (article 5 de la Charte de l’Environnement) doit s’appliquer, notamment pour protéger les enfants.
Le rapport du Parlement européen (EPRS, 2021) recommande explicitement de minimiser l’exposition des enfants tant que les effets à long terme demeurent incertains.
8
Le cheval de Troie technologique
Présenté comme un projet “4G”, le pylône est en réalité mutualisable : il pourra accueillir jusqu’à quatre opérateurs et évoluer vers la 5G ou la 6G sans nouvelle concertation.
Cette possibilité, issue d’une faille réglementaire, multiplie les expositions et trompe élus comme citoyens.
9
Défaut de justification technique et économique
Le dossier Free n’indique ni saturation du réseau, ni signalement d’usagers, ni justification du choix du site, ni étude de mutualisation. L’article L.34-9-1 D impose pourtant de fournir ces éléments.
Ce projet découle d’une simple opportunité foncière, contraire aux directives ministérielles.
10
Alternatives ignorées
Des emplacements hors bourg existent, dont une parcelle déjà présélectionnée par Free Mobile. La fibre est déployée à Muël, rendant inutile une antenne en plein centre.
Le guide ministériel 2022 impose d’étudier plusieurs options techniques et paysagères comparées : ce travail n’a pas été réalisé.
11
Absence de concertation
Le projet a été validé sans information large ni réunion publique ouverte à tous. Les documents n’ont pas été mis à disposition complète, contrairement à l’article L.34-9-1 E du Code des postes, qui impose de permettre au public de formuler des observations.
Ce manquement constitue une irrégularité de procédure.
12
Absence d’instance de concertation préfectorale
L’article L.34-9-1 F du Code des postes prévoit que le préfet peut réunir une instance de concertation à la demande du maire ou des habitants.
Malgré trois courriers recommandés et une pétition de plus de 880 signatures, aucune médiation n’a été organisée.
Cette absence prive les habitants d’un droit pourtant prévu par la loi.
13
Responsabilité de l’employeur public
Selon la directive 2013/35/UE et le décret n° 2016-1074, les enseignants, ATSEM et agents municipaux deviennent travailleurs exposés.
La mairie a donc l’obligation légale d’évaluer et de prévenir ce risque (articles L.4121-1 à L.4121-3 du Code du travail).
Faute de le faire, sa responsabilité pénale pourrait être engagée.
14
Violation du principe de précaution
Face aux incertitudes persistantes, le projet aurait dû être suspendu le temps d’une évaluation indépendante.
Continuer sans mesure réelle revient à nier le droit à la prévention des risques, reconnu par la Charte de l’Environnement et rappelé par le Parlement européen.
15
Une question de démocratie et de bon sens
À Muël comme ailleurs, la confiance entre élus et habitants repose sur la transparence, le dialogue et la concertation.
Installer une antenne au cœur du village, sans étude indépendante ni débat public, affaiblit la démocratie locale et abîme le lien social.
La commune a aujourd’hui l’occasion de montrer l’exemple : respecter le droit, écouter les citoyens et protéger ses enfants.
On protège nos enfants, pas les profits
Et en France ?
Rien de tout cela. Ici, les opérateurs avancent à coup de loi et d’arrêtés techniques, sans véritable dialogue avec les habitants, ni respect du principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement.
Leurs politiques de responsabilité sociétale (RSE), pourtant mises en avant dans leurs rapports annuels, restent de belles promesses sur le papier, rarement visibles sur le terrain.
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À Muël, en Brocéliande, Free Mobile prévoit d’ériger une antenne de 25,30 mètres, soit l’équivalent d’un immeuble de huit étages, à moins de 100 mètres de l’école, de la crèche, du théâtre et des habitations. Pendant que d’autres pays protègent leurs enfants, la France continue de placer la rentabilité avant la santé, la technique avant le bon sens.
Le progrès ne devrait jamais se faire contre les habitants, mais avec eux.
Free, comme tous les acteurs de la téléphonie, doit être à la hauteur de ses propres engagements RSE : écouter, concerter, préserver. Une entreprise qui se dit “responsable” ne peut pas tourner le dos à la ruralité, ni planter ses pylônes au milieu des écoles. Soutenez notre mobilisation pour une implantation respectueuse, cohérente et concertée
novembre 7, 2025
novembre 4, 2025
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