Transparence, tu dis ? Quand l’ANFR joue à cache-ondes avec les citoyens
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Muël : dans le doute, il n’y a pas de doute
novembre 7, 2025Antenne Free à Muël : 70 foyers concernés, la municipalité a-t-elle mesuré l’impact ?
À Muël, ce ne sont pas “quelques riverains inquiets”. Ce sont près de 70 foyers qui vivent à moins de 300 mètres du futur pylône Free Mobile.
Presque 70 familles, des enfants, des retraités, des habitants installés ici depuis des années — tous concernés, aucun consulté.
Deux réunions d’information ont bien eu lieu à Muël. Mais ni Free Mobile, ni les élus n’ont tenu compte des réticences exprimées par les riverains.
Les fondations sont déjà coulées -sans qu’aucune décision collective n’ait véritablement été entendue.
Beaucoup d’habitants l’ont découvert par hasard, en voyant passer les camions ou en constatant les travaux sur place.
Aucun courrier nominatif, aucun affichage clair n’a permis de comprendre la zone d’impact ni le calendrier des travaux.
La concertation a été de façade, la transparence absente.
Même les parents d’élèves de l’école, située à moins de 100 mètres, n’ont pas été informés officiellement.
Le périmètre englobe la rue du Petit Chemin, la rue de Brocéliande, la rue du Presbytère, la rue du Trekoet, l’impasse des Korrigans, rue de Brocéliande, chemin de Hachette, le lotissement du gros chêne, le lotissement du Korrigans, le lotissement du petit chemin, impasse du Korrigans, ainsi qu’une partie de la rue de Rennes, de la rue de Bleruais et du carrefour du Moulin de la Haulière. Autrement dit : tout le cœur du village.

Ailleurs, on protège mieux
Ce qui choque, c’est le contraste. Dans d’autres pays, les autorités publiques ont tiré les leçons du doute scientifique sur l’exposition prolongée aux ondes.
En Suisse, les antennes sont soumises à des limites dix fois plus strictes qu’en France. En Italie et en Belgique, elles sont tenues à distance des écoles et des habitations.
En Espagne, plusieurs régions interdisent les antennes à moins de 200 ou 300 mètres des zones sensibles. Même en Allemagne, on parle désormais de “distance de précaution” à respecter près des lieux de vie.
Ici, rien de tout cela. Pas de seuil spécifique pour les enfants, pas de périmètre de sécurité, pas même un débat public avant le lancement des travaux.
Juste un dossier administratif, théorique, et des habitants mis devant le fait accompli.
Ce qu’on demande, c’est le respect
Nous ne sommes pas contre le réseau.
Mais entre le besoin de connexion et la manière de le faire, il y a une question de respect. Respect du cadre de vie, des familles, du bon sens. Quand un projet touche autant de monde, on demande simplement à être informés, écoutés, pris en compte. À Muël, Presque 70 foyers sont directement concernés.
Presque 70 familles invisibles dans les rapports techniques, mais bien réels dans la vie du village de Muël.
C’est d’eux qu’il s’agit. Et d’une question simple : si ailleurs on protège, pourquoi pas ici ?
